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Visible à l'entrée de l'église, côté droit, cette plaque attire l'attention.
Au premier regard, le nombre de noms qui y sont inscrits parait bien en deçà du nombre de morts recensés sur le monument aux morts sur la place communale.
C'est à comparer bien évident. Pourquoi cette différence ? Nous ne savons l'expliquer. Nous ne pouvons faire que des suppositions comme : " les non-croyants n'étaient évidemment pas commémorés dans les églises." Ceci étant, la différence est telle qu'il semble peu probable qu'il y ait eu autant de non-croyants dans le village au début du XXème siècle !
Recherchons l'origine de cette coutume de mettre un "monument aux morts" dans les églises...
 
Dans les églises, au long des siècles, peintures murales, litres, vitraux, plaques funéraires et autres signes de mémoire, témoignent de la place qu’a tenue dans la paroisse un châtelain ou bienfaiteur. Ces monuments honorent une personne ou une famille.
Dans la lettre pastorale  In Memoriam  qu’il publie à l’occasion de la fête de la Toussaint, en 1915,  le Cardinal SEVIN, archevêque de Lyon,  rappelle notre dette envers les morts tombés au champ d’honneur. Il demande aux curés de «graver les noms de nos soldats, tous les noms sans exception, du plus illustre au plus obscur. Gravez-les sur les murailles de vos églises.»

 
La demande du Cardinal a été entendue.  A la fin de la guerre un grand nombre d’églises  a ainsi gravé sur leurs murs les noms des paroissiens, membres de la commune, ville ou village.  Dans certains lieux ce sont simplement des plaques de marbre portant le nom des morts avec parfois « qu’ils reposent dans la paix » ou  une phrase biblique. Ailleurs les noms sont portés à la plume sur une grande feuille mise dans un cadre près de l’autel ou près d’une descente de croix. Dans certaines paroisses c’est un tableau au-dessous duquel figurent les noms des morts.  Ailleurs encore ce sont  des œuvres où les sculpteurs  représentent, sous la liste des tués,  la mort du soldat et le secours apporté par l’aumônier ou un Poilu fièrement campé près des noms de ses camarades.  Voilà un riche patrimoine religieux,  très varié, que bien souvent par habitude on ne voit plus.

Hector Irénée Sevin, né le 22 mars 1852 à Simandre-sur-Suran dans l'Ain et mort le 4 mai 1916 à l'hôpital Saint-Joseph de Lyon dans le Rhône, est un prélat français, archevêque de Lyon et cardinal.
Ces plaques mémoriales précédèrent les monuments aux morts communaux qui, si quelques-uns existaient depuis la guerre de 1870, se sont développés après la loi de du 25 octobre 1919 demandant le recensement des disparus de chaque commune.


A Montceau c'est le 16 novembre 1919 que la stèle est bénite.
Elle a été réalisée dans les ateliers de la maison Lavielle de Marseille.
Ce bas relief est en albâtre (L’albâtre est un matériau naturel blanc utilisé en taille de pierre et en sculpture.)
Le sculpteur qui a signé ce travail est H Rozier (Nous avons peu d'information sur ce sculpteur sinon qu'il a réalisé d'autres plaques commémoratives comme dans la paroisse d'Evaux et Ménil dans les Vosges)
H. ROZIER sculpteur
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
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