Adresse
/
Téléphone
 
 
 
 
 
 
   Prélude aux volutes

Tout d'abord, une remarque bien nécessaire, il n'est pas question pour nous d'inciter à la consommation de tabac... Si nous parlons tabac c'est dans le but de conter l'histoire du village... en aucun cas pour développer les ventes des cigarettiers...
Quoique si les Godas étaient richement sponsorisés...
Non je plaisante !
Voici le chapitre trois et dernier du dossier tabac.
 
 
     De gauche à droite, Emile, Serge, Michel et Daniel décrivent leur métier avec une certaine nostalgie.
Sur l'étagère, signe des temps, voisinent le poste de radio à lampe, d'époque qui marche toujours, la machine à café et le téléphone portable...
 
 
Cliquez sur la loupe pour agrandir l'image
  Les agriculteurs connaissent leurs dictons : "Quand il neige à la Sainte-Catherine, l'hiver dure 100 jours"
Daniel Paris et Emile Millat savent se rappeler ce que racontaient les anciens à la veillée. Sur le même thème, biblique cette fois, ils évoquent le chiffre 7 " Sept années de sécheresse.
On en a déjà passé trois celle qui s'annonce va être terrible."
Car tous redoutent l'été pour leur production de Burley, sans parler des céréales s'il ne pleut pas abondamment au printemps.
C'est pire qu'en 2003. Rien tombé en automne et ce n'est pas la neige qui a arrangé les choses"
Au passage, sachez que 10 centimètres de neige équivalent à 1 cm de pluie. Pas grand-chose donc. Tous les tabaculteurs du Nord-Isère, du moins ceux qui sont dans les collines, redoutent d'être rationnés pour l'eau.
"Maintenant il y a un droit sur l'eau" pestent-ils. Comme s'il n'y avait déjà pas suffisamment de contraintes comme ça. « On est obligés de tout déclarer maintenant » La main d’œuvre, aussi difficile à trouver que dans la filière arboricole, plombe les revenus, sauf à travailler comme à Satolas, sur au moins 15 ha.La réforme de la PAC, la politique agricole commune, avec le découplage des aides, les oblige dorénavant à programmer sur trois ans ce qu'ils peuvent envisager à l'hectare. Pas simple, au vu des contrats qui les lient à Agri Tabac.
Enfin et ce qui les inquiète peut-être le plus à court terme, c'est l'augmentation du prix du pétrole. Les semis flottants n'existent que grâce à un support polystyrène et les tiges poussent en raison de l'engrais qu'ils rajoutent. Les prix flambent depuis 3 ans.
"Aujourd'hui, bien malin qui peut dire qu'il sera encore exploitant agricole dans trois ans. En fait, on est devenus comme tous les salariés. Aujourd’hui agriculteurs, demain ?"
Michel opine du chef. Il vient de trouver un mi-temps comme salarié. Déjà une bouffée d'oxygène pour lui et un statut qu'il considère moins pesant que celui de chef d'exploitation; ce qu'il est.
DB

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Les Godas 2 Chemin de la Chapelle
38300 RUY-MONTCEAU
Copyright © 2018 les Godas - France