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Le monument aux morts de Montceau

     Placés au bord d'un carrefour, le monument et son enclos sont surélevés par un socle maçonné haut d'un mètre soixante, protégé au niveau du sol par des obus boute-roues.
     Au niveau supérieur, quatre autres obus reliés par une chaîne forment la clôture.
     Le monument lui-même a la forme d'un obélisque. Le socle composé d'un seul gradin est agrémenté d'un jeu de relief à l'avant ; le piédestal, rétréci en cavet dans le haut, porte les noms des morts classés par dates (21 + 1 en 1944). La face principale de l'obélisque est ornée, à la base, de la croix de guerre entourée de laurier et de chêne sculptés. Elle porte au sommet une étoile dorée à cinq branches gravée et l'inscription : RF [entremêlés] / aux morts / pour la / Patrie / 1914 -1918 / 1939 – 1945 / commune / de / Montceau.
Toutes les inscriptions sont de couleur or.
Les autres faces ne sont pas sculptées. A l'arrière a été placée une pièce d'artillerie, canon ou mortier en bronze.

Inventaire CG 38

Conseil municipal du 21 septembre 1919

     C'est en septembre 1919 que le Conseil Municipal de Montceau sous la présidence de M. Blanchin, maire, approuve la décision de faire édifier un monument aux enfants de la commune morts à la guerre.
     Vous l'ignorez sans doute, mais le lieu choisi pour cette édification est l'allée centrale du cimetière.
     La population de Montceau, n'est pas vraiment à l'unisson pour ce qui est du choix de cet emplacement et une consultation est engagée, l'opinion publique désigne la place de Montceau.
   En février 1920, le prefet propose à la commune des trophées pour la décoration du monument.

Sonneries

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Sonneries

Aux morts

Quelques statistiques...


21 soldats de Montceau sont tués : 1914 : 8 - 1915 : 3 - 1916 : 4 - 1917 : 3 - 1918 : 3
* âge minimum : 20 ans - âge maximum : 42 ans
* 16 sont tués à l'ennemi.
* 3 décéderont suite à des blessures de guerre
* 1 décédera suite à une intoxication aux gaz
* 1 sera disparu

Les Montcelliens "Morts pour la France" lors de la guerre 1914 - 1918

  Nom Prénom ddn LIEU NAISSANCE Régiment date décès LIEU DÉCÈS Age Genre de mort
1914 FLANDRIN Henri Auguste 19/06/1886 MONTCEAU 222 RI matricule 951 30/08/1914 GERBEVILLER MEURTHE ET MOSELLE 28 Tué à l'ennemi
  ENAY Joseph Pierre 17/02/1890 MONTCEAU 22 RI matricule 555 24/09/1914 FOUCAUCOURT SOMME 24 Tué à l'ennemi
  GUERRY Jean Alphonse 20/06/1887 LA TOUR DU PIN 22 RI matricule 1163 24/09/1914 FOUCAUCOURT SOMME 27 Tué à l'ennemi
  ENAY Louis François Antonin 29/04/1883 MONTCEAU 22 RI matricule 764 25/09/1914 FOUCAUCOURT SOMME 31 Tué à l'ennemi
  HUGONIN Flavien Ernest 23/02/1880 SAINT SAVIN 22 RI matricule 192 25/09/1914 FOUCAUCOURT SOMME 34 Tué à l'ennemi
  BOUVEROT Augustin Joseph 14/06/1887 MONTCEAU 22 RI Matricule 545 07/10/1914 CHUIGNES SOMME 27 Tué à l'ennemi
  SAUGEY François 28/01/1886 MONTCEAU 53 BCA matricule 875 02/09/1914 SAULCY-SUR-MEURTHE 28 Disparu
  CRESPIN Henri Constant 16/04/1881 NANCY 159 RI matricule 499 21/10/1914 SAINT LAURENT DE BLANGY PAS DE CALAIS 33 Tué à l'ennemi
1915 BATTIER Joseph 05/03/1887 MONTCEAU 28 BCA matricule 499 27/05/1915 METZERAL CÔTE 955 HAUT RHIN 28 Tué à l'ennemi
  RICARD Louis Joseph 22/02/1885 MONTCEAU 222 RI matricule 870 02/10/1915 FORÊT DE PARROY MEURTHE ET MOSELLE 30 Blessures de guerre
  FERLET Francisque 17/04/1895 MONTCEAU 23 BC à pied matricule 968 29/08/1915 WETZSTEIN BARRENKOPF HAUT RHIN 20 Tué à l'ennemi
1916 FLANDRIN Pierre Joseph 19/04/1880 MONTCEAU 265e RI matricule 245 20/07/1916 ESTREE SOMME 36 Tué à l'ennemi
  VALD Martin Pierre 11/11/1875 MONTCEAU 106 RI matricule 1880 01/08/1916 NIEUPORT BELGIQUE 41 Tué à l'ennemi
  FUZIER Joseph Michel 20/05/1877 RUY 276 RI matricule 490 05/08/1916 AVOCOURT CÔTE 304 MEUSE 39 Tué à l'ennemi
  MOINE François Joachim 01/08/1874 MONTCEAU 106 RI matricule 1345 09/11/1916 NIEUPORT BELGIQUE 42 Tué à l'ennemi
1917 VIVIER Jean Pierre 13/06/1877 MONTCEAU 106 RI matricule 529 31/07/1917 BAUR MEURTHE ET MOSELLE 40 Tué à l'ennemi
  GELIOT Jean Marie 30/03/1897 MONTCEAU 297 RI matricule 734 23/10/1917 LES VAUCELLES AISNE 20 Tué à l'ennemi
  ENAY Félix Constant 01/02/1893 MONTCEAU 131 RI matricule 655 23/11/1917 GUYENCOURT AISNE 24 Blessures de guerre
1918 ENAY Alphonse 30/03/1887 MONTCEAU 22 RI matricule 514 22/04/1918 BANDAGHEM, BELGIQUE 31 Intoxication par les gaz
  DESPORTES Marius Pierre 17/02/1886 CESSIEU 99 RI matricule 680 30/05/1918 SOISSONS AISNE 32 Tué à l'ennemi
  MARMONNIER Antonin Prospère 26/09/1891 MONTCEAU 54è R d' Artillerie 21/10/1918 BERGNICOURT ARDENNES 27 Blessures de guerre

BATAILLES DE GERBEVILLIER ET DE LUNEVILLE
du
20 août 1914 au 13 septembre 1914

Le premier poilu de Montceau, Flandrin Auguste âgé de 28 ans, est tué le 30 août 1914 soit le premier mois de la déclaration de guerre. Il a été tué à l'énnemi en Meurthe et Moselle... Il appartenait au 222 ème Régiment d'infanterie.

Le 222e Régiment d'Infanterie est un régiment constitué en 1914. Il est issu du 22e RI : à la mobilisation, chaque régiment d'active crée un régiment de réserve dont le numéro est le sien plus 200.
Le 20 août, le 222ème régiment d’infanterie est embarqué par voie ferrée depuis Bourgoin, pour se rendre en Lorraine, où il doit participer aux opérations de la IIème Armée (Général de CASTELNAU).
Dès son arrivée, le régiment reçoit la mission d’organiser la défense du Village d’HAUSSONVILLE et de la Ferme de LEUMONT ; à cet effet, le 22 et le 23, il creuse des tranchées en avant de ces deux points ; le 24 au matin, le régiment prend contact avec l’ennemi qui continue son avance par la Trouée de Charmes ; une forte patrouille essaye, mais en vain, d’aborder nos tranchées à la ferme de LEUMONT.

Le 30 au matin, en liaison avec les autres unités de la Division, le 222ème régiment d’infanterie attaque la formidable position constituée par le bois de la PAXE ; avec un élan admirable, le régiment enlève les tranchées avances du bois, mais il ne peut pénétrer dans celui-ci ; il est arrêté par de nombreuses mitrailleuses qui placées à la lisière du bois causent de grands vides dans ses rangs ; le régiment est obligé de revenir à son point de départ. Durant toute la journée, le combat a continué, diverses unités du régiment sont reparties à l’assaut avec d’autres régiment venus dans le Secteur. Cette journée a montré que le soldat français avait conservé les qualités guerrières de ses ancêtres ; jamais au courant de cette guerre, l’esprit d’abnégation et de sacrifice n’a atteint un si haut degré.

 

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FOUCAUCOURT 22 RI

Les 24 et 25 septembre 1914, 4 autres soldats du 22e RI vont tomber sur le champ de bataille qui s'est déplacé dans la somme : Enay Joseph 24 ans - Guerry Jean 27 ans - Enay Louis 31 ans - Hugonin Flavien 34 ans

Le 24 septembre, le 22e RI arrive dans la région de Proyart. Le Ier Bataillon est en avant-garde du Régiment et marche à cheval sur la route Amiens-Péronne. Il se heurte vers 10 heures à des patrouilles ennemies devant Foucaucourt. La bataille va s'engager.
Le Régiment, rassemblé dans le ravin du Tunnel (route d'Amiens), reçoit l'ordre de s'emparer du village de Foucaucourt.
L'attaque se déclenche vers 16 heures Les Bataillons sont disposés de la façon suivante :
Le Ier Bataillon attaque le village en marchant à cheval sur la route Amiens-Péronne.
Le 2e Bataillon appuie le mouvement du Ier à 800 mètres en arrière.
La 9e et la 10e Compagnie du 3e Bataillon sous les ordres du capitaine Mounier attaquent à gauche en direction de Fay, appuyées par la section de mitrailleuses du lieutenant Terrier.
Les 11e et 12e Compagnies ont pour mission de couvrir le Régiment face au nord, en gardant les ponts de la Somme entre Méricourt et Cappy.
Les Compagnies de premières lignes, débouchant du ravin du Tunnel, se déploient rapidement en tirailleurs. Les mouvements s'exécutent dans l'ordre le plus parfait, aux commandements des chefs.
L'attaque progresse par bonds successifs, à travers un terrain absolument plat, dépourvu de couverts. Nos Compagnies sont alignées et marchent comme à la manœuvre, malgré la fusillade violente de l'ennemi. Celui-ci occupe Foucaucourt, où il vient d'arriver en hâte, transporté par des camions. En avant de Foucaucourt, il tient solidement deux points particulièrement célèbres: à droite, le moulin et, sur la route, le cimetière.
Le IerBataillon, malgré des pertes sévères, s'avance jusqu'à la lisière ouest du village. La4e Compagnie, à droite, brillamment conduite par le sous-lieutenant Quemin, progresseà travers les champs de betteraves et tente de tourner le cimetière par le sud. Le sous-lieutenant Quemin est tué. La 4e Compagnie subit de lourdes pertes et ne peut plus progresser. La 2e Compagnie a réussi à atteindre le cimetière en utilisant le talusde la route de Péronne. La 3e Compagnie, à droite, enlevée par son chef, le lieutenant Carsignol, essaye vainement de tourner le cimetière par le nord. Le lieutenant Carsignol est tué et la Compagnie stoppe. Les Compagnies du 2e Bataillon viennent peu à peu, sous un feu violent, prolonger vers la gauche (nord) la ligne de combat et renforcer la 3e Compagnie. Le lieutenant Marchand, qui commande la 6e Compagnie, est tué en entraînant ses hommes sous une fusillade terrible. Les deux Compagnies du capitaine Mounier, après avoir progressé assez facilement en direction de Fay, sont obligées de stopper en raison du tir violent de mitrailleuses et de fusils venant de Foucaucourt.
La nuit tombe. Nos lignes de tirailleurs sont partout accrochées à l'ennemi qui, reranchté dans le moulin, le cimetière, les lisières du village et un chemin creux près du cimetière, nous cause des pertes sévères. La 2e Compagnie, entraînée par le capitaine De Foras et le sous-Lieutenant Petitbon, se jette résolument, baïonnette au canon, sur le cimetière rempli d'ennemis, mais elle ne peut s'en emparer. Le capitaine De Foras est tué et la Compagnie reflue de quelques mètres sous le feu ennemi.
Il fait nuit noire Le combat continue, indécis. Nos tirailleurs sont arrêtés à quelques mètres des Boches. On se fusille partout à bout portant. Au sud, l'ennemi progresse vers Herleville et menace de tourner notre droite. Au nord, les Bavarois, débouchant de Fay, font refluer les Compagnies du capitaine Mounier, débordent le 2e Bataillon qui se replie légèrement pour parer au danger.
Au 1er Bataillon, notre ligne tient bon. N'ayant pu nous bousculer par la force, lesAllemands tentent la ruse. Ils s'avancent vers nous par petits groupes, en disant « Camarades français, ne tirez pas. Nous sommes des Anglais!» Les hommes sont stupéfaits. On avait signalé le matin les Anglais en avant de nous. Un léger flottement se produit dans nos lignes. Les Allemands s'en aperçoivent et se précipitent baïonnette aucanon sur nos tirailleurs qui sont submergés. Tous ceux du Régiment qui ont assisté à cette traîtrise n'oublieront jamais ce terrible combat. Des corps à corps acharnés s'engagent. On se bat dans la nuit,isolément. Tous les chefs sont tombés et les soldats sont héroïques.
Le lendemain, l'attaque ennemi e se développe. Les Allemands débouchant de Reinecourt débordent
nos Compagnies établies face à Foucaucourt, en avant du ravin du Tunnel. Le Régiment est contraint de se replier sous un feu violent de mitrailleuses qui prend nos troupes d'enfilade. II vient s'établir en avant de Framerville et de la sucrerie de Proyart où, bien soutenu par le 54° d'Artillerie qui fait un véritable rnassacre de Boches, il arrête définitivement l'ennemi.









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LE 53e BCA EN CAMPAGNE DANS LES VOSGES. (24 août au 18 septembre 1914)

Le soldat Saugey François 28 ans, est affecté au 53 ème Bataillon de Chasseurs Alpins.
Le 24 août 1914 son Bataillon débarque à ST-LÉONARD (Vosges) ; c'est le moment où les Allemands marchent sur ST-DIÉ, il faut arrêter leur avance. Le 53e a l'ordre d'attaquer le BOIS D'ORMOND et le COL DE ROBACH
François Saugey  reçoit le baptème du feu le 26 août 1914.
Il sera tué le 2 septembre 1914 à Saulcy sur Meurthe. Il est porté disparu...


"les Boches sont de plus en plus nombreux, il faut se battreà courte distance et charger sous un feu meurtrier. Malgré ses pertes le Bataillon remplit sa mission et contient l'ennemi ; le Capitaine DUVERNEY est tué, le Capitaine CORNIER prend le commandement. Le 26 août le Bataillon redescend sur ST-DIÉ, prend une part héroïque à la défense de la ville qui doit être abandonnée puis livre une série de combats sanglants pour la reprendre : TAINTRUX — ANOZEL — SAULCY.
Le 18 septembre, le Bataillon embarque à BAYON à destination de BEAUVAIS où il arrive le 21 ; de là par étapes il se rend dans la SOMME."








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LE 28e BCA à l'assaut de la côte 955 - METZERAL

Le soldat Battier Joseph intègre le 28e Bataillon de Chasseurs Alpins stationné à Grenoble.

il est embarqué le 10 août, puis débarqué le 12 dans les Vosges. Le 28e BCA est aux ordres du Lieutenant-Colonel Brissaud-Desmaillet et restera dans les Vosges jusqu'en juillet 1916
Joseph Batier sera tué le 27 mai 1915 à l'assaut de la côte 955 à Metzeral.

Récit : historique du 28e BCA Gallica.bnf.fr
     "le 20 avril, le bataillon recevoit l'ordre de continuer son avance et d'attaquer la cote 955.
Ce piton, recouvert d'épais sapins, constituait la dernière défense allemande à l'ouest de Metzeral. Aussi l'ennemi, profitant des avantages que constituait une forêt presque impénétrable, y avait-il établi des lignes de défense formidables. De nombreux réseaux de fil de fer, mêlés d'abatis, protégeaient de multiples et profondes tranchées, dans lesquelles des abris solides avaient été aménagés. Une garnison de choix, constituée par les remarquables tireurs du I 4e bataillon de chasseurs de la Garde, avait reçu pour mission de briser, coûte que coûte, nos attaques sur ce point important.
     Malgré une préparation d'artillerie insuffisamment réglée et qui avait laissé intactes les défenses de l'ennemi, les compagnies s'élancèrent dans une charge magnifique. Hélas! les réseaux étaient infranchissables et les vagues d'assaut se brisèrent devant ces défenses sournoises. Jusqu'à la nuit, les chasseurs subirent un feu meurtrier et précis; les Allemands tiraient à moins de 5o mètres et chaque balle frappait à coup sûr. Les pertes furent sensibles. Le soir, quand il fallut se replier, il manquait à l'appel 2 officiers, 2 aspirants et 58 hommes tués, ainsi que 3 disparus. Les blessés étaient au nombre de 93 dont 2 officiers.
Mais il fallait à tout prix enlever cette position. Le 7 mai, après une préparation aussi inefficace que celle du 20 avril, le bataillon reprit l'attaque. Il jouait de malheur, car il se heurta encore aux mêmes réseaux intacts. Cependant, il réussit à se maintenir sur place et à s'établir sur sa ligne de combat, après avoir réalisé une avance moyenne de 3oo mètres. Les pertes, le soir, étaient sensibles : 1 officier, 2 chefs de section et 19 hommes avaient été tués; 2 officiers et 36 hommes avaient été blessés. Après quelques jours d'un repos relatif dans les solitudes des grands bois, à moins de un kilomètre des lignes, le bataillon reprenait, le 27 mai, l'attaque de cette cote 955, qui lui avait coûté tant de pertes et qui était pour tous un objet d'effroi. La préparation d'artillerie, plus minutieusement étudiée, avait été de ce fait plus efficace. Les réseaux de l'ennemi avaient été en partie disloqués, et ses tranchées se trouvaient assez endommagées.
Malgré la répugnance instinctive qu'éprouvait le bataillon à attaquer une position devant laquelle il avait échoué et subi de si lourdes pertes, il s'élança sans hésitation en liaison avec le 68e chasseurs. La défense d'un ennemi tenace coûta au bataillon la perte de 62 tués et de 25 blessés. Mais, submergé par nos vagues d'assaut, l'ennemi dut s'enfuir, laissant entre nos mains de nombreux blessés."








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Le 22 RI dans la SOMME : Foucaucourt - Estrées _ Chuignes

Bouverot Anthonin tombera quelques jours après (le 7 octobre 1914) à Chuignes, à quelques kilomètres de Foucaucourt où ses 4 camarades de Montceau sont tombés...

  Attaque du 2 octobre 1914.
     Foucaucourt est un point important dont les Allemands veulent à tout prix s'emparer. Le 2 octobre, au petit jour, après un bombardement violent qui dure toute la nuit, ils déclenchent sur tout le front du Régiment une puissante attaque.
Les premiers efforts ennemis, exécutés la nuit, sont brisés devant le château, au nord et au sud de la route de Péronne.
     L'ennemi reprend ses attaques à 5 heures. Profitant d'un épais brouillard, il réussit à enlever la première section de mitrailleuses placée sur la route d'Estrées, à la sortie est de Foucaucourt. Il peut ainsi pénétrer par derrière, dans le parc du château et forcer nos Compagnies à évacuer les tranchées quelles y occupent aux lisières.
     Les Allemands tentent de déborder le village par le nord et par le sud, pendant qu'une colonne ennemie essaye de progresser dans la grande rue de Foucaucourt. Cette colonne se heurte à des éléments résolus de la 4e et de la 9e Compagnies. Un violent combat de rues s'engage, dans lequel se distingue l'adjudant Dufour, de la 4e Compagnie, et le caporal Sillans, de la 9e Compagnie. On se fusille d'une maison à l'autre et nos soldats empêchent toute progression ennemie. Au nord du village, une colonne allemande, forte de plus d'un bataillon, ayant refoulé la droite du 99e Régiment d'Infanterie qui était en liaison à gauche avec notre Régiment, progresse à la faveur du brouillard dans la direction de l'ouest, parallèlement à la route Péronne-Amiens, à environ 600 mètres au nord de cette route. Cette colonne défile devant les lisières nord du village, où se sont retranchés les éléments des 2e et 3e Bataillons, refoulés le matin par l'attaque ennemie. Puis elle vient se heurter aux éléments des 5e et 6e Compagnies qui sont installées sur le chemin allant de Foucaucourt à Chuignes. La colonne ennemie est presque entièrement massacrée. Il convient de signaler la brillante conduite du caporal-fourrier Suveran, de la 5e Compagnie qui, cerné par les Allemands, leur a fait payer chèrement sa vie. Le lendemain, quand on retrouva son cadavre, onze ennemis gisaient autour de lui.
     Au sud, les Allemands ne parviennent pas à contourner le village grâce à la résistance énergique de la 2e Compagnie, commandée par le lieutenant Petitbon. Cette Compagnie, par son feu, empêche toute progression ennemie au-delà de la sucrerie.
     Néanmoins, comme l'attaque ennemie progresse toujours au nord, devant le front du 99e
Régiment d'Infanterie, et pour parer de ce côté à un enveloppement possible du village, l'ordre est donné d'évacuer Foucaucourt. Les éléments du Ier et du 3e Bataillon qui s'y trouvent continuent à défendre pied à pied le terrain que lui dispute l'ennemi.
     Celui-ci a subi de grandes pertes. A la tombée de la nuit il semble faiblir. Dans le village, les éléments du Ier Bataillon tiennent toujours. C'est alors que l'ordre est donné aux éléments du Régiment qui se sont repliés, de contre-attaquer avec l'aide de deux Compagnies du 53e B.C.A. Sur toute la ligne l'ennemi est bousculé. Il se replie aux lisières est du village, d'où nous ne tardons pas à le chasser II se retranche ensuite dans le parc du château, dans la matinée du 3 octobre nous l' en chassons aussi.
     Pour la deuxième fois le village de Foucaucourt est en notre possession. Le Régiment organise un système complet de tranchées entre ce village et celui d'Herleville. Nous occupons ces tranchées jusqu'au début du mois d'avril 1915. Le secteur est calme. Tous les huit jours nous allons au repos soit à Rainecourt, soit à Framerville, soit à Proyart.
     Foucaucourt ! Que de souvenirs ce mot évoque en nos mémoires : des champs de betteraves à perte de vue, de longs boyaux interminables qui conduisent à Herleville, à Foucaucourt, au château, au moulin... Qui ne se souvient du moulin de Foucaucourt ! Les Boches l'avaient, à force de tirer, bien abîmé, pourtant il se tenait toujours très fièrement debout avec ses grandes ailes en croix!... Et la maison du percepteur, où nous avions installé un observatoire, et la sucrerie, avec sa grande cheminée écroulée, et le clocher pointu de Soyecourt, point de mire de nos artilleurs, et le bois Etoile, et les relèves, la nuit, dans les boyaux remplis d'eau et de boue... Le calme de ce secteur est rompu par des offensives locales que nous tentons pour enlever à l'ennemi des points d'appui importants.

Historique du 22è RI par le capitaine M. ALBERT









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Le 159ème RI dans la SOMME : Arras

Henri Crespin originaire de Nancy est marié à Rosine Géliot et habite Montceau. Il est incorporé au 159ème RI.

Henri Crespin trouvera la mort dans le Pas de Calais à Saint Laurent de Blangy le 21 octobre 1914.
    
Avec son régiment, il aura dès août la mission de défendre les Vosges, puis, dans la nuit du 28 au 29 septembre 1914, le 159e est relevé. Ce n'est pas pour aller au repos. L'heure est encore trop grave pour que les Alpins puissent se reposer. Mais ici, dans les Vosges, l'ennemi fatigué semble ne plus vouloir forcer le passage. La situation se stabilise. Sur la Marne, les Allemands viennent d'enregistrer une retentissante défaite. Là non plus, ils n'ont pas passé. Ils chercheront une autre route pour atteindre le cœur de la France : C'est vers le Nord que cette fois, ils concentreront le gros de leurs troupes. Fidèles à leur vieille tactique de mouvement débordant, ils vont chercher à tourner l'Armée française par la gauche.
     Ce sera la bataille de la Course à la mer, et les Alpins du 159e auront à y jouer un rôle des plus importants et des plus glorieux : ils assureront la défense d'Arras. Le 29, le régiment est embarqué. Il arrive à Arras le 30 septembre et, dès le lendemain 1er octobre, il ira au-devant, de l'ennemi qui s'avance vers la grande cité. Les riches plaines d'Artois ont succédé aux sombres monts vosgiens. La montagne était leur affaire, à ces rudes Alpins entraînés aux plus périlleuses ascensions. Ils vont faire leurs premières armes en pays plat et là comme ailleurs, se couvriront de gloire.
Historique du 159è RI (Anonyme - date inconnue)









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Historique du 23e bataillon de chasseurs à pied: (Gallica.bnf.fr)

Ferlet Francisque 20 ans est incorporé au 23 bataillon de chasseurs à pied. Il trouve la mort le 29 août 1915 à Wetzstein Barrenkopf (Haut Rhin)
    
Historique du 23e bataillon de chasseurs à pied: (Gallica.bnf.fr)
Participation aux Opérations du Lingekopf A partir du 9 Août, le Bataillon se transporte par étapes dans un autre coin glorieux des Vosges, le Lingekopf.Après une série de durs combats, nos troupes ont réussi à la fin de Juillet à occuper la plus grande partie de la crête du Linge ; de nouvelles opérations vont être entreprises pour en achever la conquête. Le 12 Août, le Bataillon relève le 12e B. C. A. au Barrenkopf, où se sont heurtées sans arrêt depuis plusieurs semaines attaques et contre attaques. Séjour pénible, organisations précaires, communications difficiles, bombardement continuel de nos positions dominées par les carrières du Schratzmannelle, où l'ennemi a casematé ses observatoires et ses mitrailleuses. La tâche des guetteurs exige une énergie et une vigilance particulières.
Le 22 Août, un assaut exécuté avec un cran et un élan parfaits par la 6e Compagnie (Capitaine VERGEZ) et la 2e Compagnie (Capitaine GRELOT), emporte ses objectifs, mais à notre gauche la troupe d'attaque n'ayant pu déboucher, l'organisation du Schratzmannelle, prend notre ligne d'enfilade et lui fait subir des pertes sérieuses. Les éléments avancés décimés par des feux de flanc, encerclés par les contre attaques se défendent héroïquement jusqu'à épuisement des munitions et sont, pour la grande partie, mis hors de combat. A droite nous conservons quelques-unes des tranchées enlevées.
Le 23 Août, l'attaque est renouvelée par les mêmes unités et par la 4e Compagnie (GELINET). Après un combat très vif allant souvent jusqu'au corps à corps, elles emportent de nouveau les objectifs assignés, mais pour la même raison que la veille (l'attaque du 359e R. I. à gauche n'ayant pu atteindre le Schmtzmannelle, prises d'enfilade et exposées aux contre-attaques de fractions à rangs serrés et à gros effectifs elles ne peuvent se maintenir isolées en avant du font dans cette situation critique. Elles se replient à la tombée de la nuit sur nos positions.
Dans ces deux journées où elles avaient combattu dans des conditions particulièrement meurtrières, les trois compagnies avaient perdu 1 près de trois cents hommes : mais les prisonniers faits avouaient avec crainte combien l'élan de cette attaque les avaient surpris et avec terreur l'importance de leurs propres pertes. Ainsi nos morts étaient vengés.
Maintenu en ligne jusqu'au 5 Septembre, le Bataillon subit le 31 Août, une partie de l'attaque dirigée par l'ennemi sur le Linge à grand renforts de liquides enflammés et de gaz asphyxiants. Il maintient entièrement ses positions du Barrenkopf.








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La Bataille d’Estrées (Somme) 265è RI

Pierre Flandrin 36 ans est incorporé au 165 è RI. Il trouve la mort le 20 juillet 1916 à Estrées (Somme) Il est inhumé dans la nécropole nationale de Maucourt - tombe 2305

     Après un bref séjour à Harbonnières et dans le ravin des baraquettes, le régiment remonte en ligne dans le secteur d’Entrées. Dans la nuit du 14 au 15 juillet, la 121e brigade relève la 106e brigade. Le régiment occupe le village d’Estrées sauf un pâté de maison (l’ilot) non encore enlevé à l’ennemi.
Le 15 juillet, le bataillon Vannier est chargé d’enlever l’ilot sud-est d’Entrées. L’attaque est déclenchée dans la matinée et permet à peine de gagner 100 mètres (pertes : 1 officier, 13 tués, 42 blessés, 12 disparus). Le bataillon de Vauzelles attaque à 19h30 pour prendre une partie des boyaux et des tranchées. Après une légère avancée, il regagne ses positions de départ (pertes : 13 tués, 16 blessés, 2 disparus). Du 16 au 18, les deux bataillons subissent des bombardements très violents.
    Dans la nuit du 18 au 19, le bataillon Vannier est relevé par le bataillon Picard.
    Une nouvelle tentative est lancée sur l’ilot d’Estrées le 19 juillet à 13h30. Le bataillon Picard attaque avec 3 compagnies et 1 compagnie de mitrailleuses. Malgré l’appui de fractions du bataillon Vannier, le bataillon est rejeté sous les feux de mitrailleuses non détruites. La préparation d’artillerie de destruction avait été insuffisante et tous les abris (caves, casemates) sont intacts. Pertes du bataillon Picard : 1 officier – 19 hommes tués. 3 officiers 65 hommes blessés. 12 disparus. Pertes du bataillon Vannier : 13 tués, 58 blessés.
    A 13h30 également, le bataillon de Vauzelles attaque les tranchées Schleswig et Lübeck pour atteindre le boyau d’Entrées. Après plusieurs heures de lutte, ils n’avaient progressé que de 50 mètres, et conservaient péniblement ces nouvelles positions. Pertes : 4 officiers et 120 hommes blessés, 50 disparus








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Guyencourt (Somme) 131e RI

     ENAY Félix 24 ans est incorporé au 131è RI. Il trouve la mort le 23 novembre 1917 à guyencourt (Somme). Bléssé, il est transporté à l'ambulance 1/96 où il décèdera.  Il est inhummé dans la nécropole nationale de Beaurepert à Pontavert - tombe 2104
    
     "Le 7 novembre un autre coup de main est repoussé. A la faveur d'une nuit noire, une fraction allemande, commadée par un sous-officier, pénètre dans la tranchée. Le sous-officier menace de son revolver le caporal BRIANNE, de quart, qui cependant crie « Aux armes », et tombe mort. Le caporal LABARRE qui venait relever son camarade saute à la gorge du sous-officier et le maintient à terre jusqu'à ce que le sergent VITRAC, chef de poste, vienne le tuer. La patrouille allemande s'enfuit.
L'ennemi emploie de plus en plus les obus toxiques.
Mais les mesures de précaution sontsévèrement observées et nousn'éprouvons pas de pertes de ce fait.L'année 1917s'achève sous la neige, par un froid très vif, quirend le séjour aux tranchées particulièrement pénible."

Juvincourt 21 Novembre 1917
     "Le 21 novembre, l’attaque du saillant de Juvincourt,confiée au Régiment, est conduite par les Bataillons BARRANQUE et BRISSON, le deuxième ravitaillant en
matériel et munitions.Le départ des vagues s’exécute dans un ordre parfait.
Moins de deux heures après, tous les objectifs sont atteints; 450 prisonniers sont déjà dénmbrés, dont 3 officiers.
     L’artillerie ennemie reste très active; à l’aube,le Lieutenant-Colonel ARDOUIN, visitant les tranchées et les petits postes, félicite les hommes; la satisfaction du devoir crânement accompli et couronné de succès est sur tous les visages. Au petit jour,l’ennemi, revenu de sa surprise, lance de furieuses contre-attaques qui sont toutes repoussées. La lutte a été particulièrement vive devant la 3e Compagnie,où les grenadiers allemands ont atteint les réseaux.
     Grâce au sang-froid du Lieutenant THIEBAUT,debout au milieu de ses hommes, et au courage d’une poignée de braves telsque le Caporal GAVEAU, qui monte sur le
parapet, abat à la grenade l’Officier qui commande des vagues d’assaut, le détachement ennemi se disperse, laissant des morts et des blessés."










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Avocourt Côte 304 276e RI

FUZIER Joseph 39 ans est incorporé au 276e RI. Il trouve la mort le 5 août 1916 à Avocourt à l'assaut de la côte 304
   
" Le 2 juillet 1916 le Régiment part pour la région de Verdun et là pendant 14 mois organisera le terrain sous le feu ennemi, le défendra et il sera à l’œuvre devant Vauquois, Avocourt, la cote 304, Louvement, Douaumont où il participera aux  attaques pour la reprise du fort, Hardoncourt"
     Chaque unités préparent le terrain pour la grandes offensive prévue par le général Mangin pour fin octobre. Les préparatifs comprennent, la liaison téléphonique avec les 1ère lignes par câbles enterrés, l'approfondissement des tranchées et leur transformation en parallèles de départ, la création d'abris et de P.C.
     Partout, la pioche s'enfonce dans les cadavres, les travailleurs se mettent des gousses d'ail dans les narines pour échapper à l'odeur épouvantable.









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Les Vaucelles 297e RI

GELIOT Jean Marie 20 ans est incorporé au 297e RI. Il trouve la mort le 23 Octobre 1917 à Les Vaucelles dans l'Aisne dans une bataille qui fera plus de 300 morts en quelques heures.
Historique du 297e Régiment d'Infanterie : Gallica.bnf.fr

 1917 Chemin des Dames 
Le 15 juin, le 297ème entre en secteur au Chemin des Dames, devant l'Epine de Chevrigny, en liaison à droite avec la 77èmedivision2.
Le 22 juin, il repousse trois assauts ennemis dans des combats corps à corps et barre définitivement la route au boche le 8 juillet, malgré de grosses pertes
: 12 officiers et 693 hommes.

1917 La Malmaison
Le 14 août, le régiment occupe le secteur de Vauxaillon jusqu'au 25 octobre.
Le 23 octobre, il attaque le bois 160 pour couvrir l'aile gauche de la ligne de bataille et atteint son objectif, qu'il conserve malgré une violente contre-attaque et de fortes pertes : 11 officiers et 321 hommes. Le bataillon de droite avait fait 60 prisonniers et pris plusieurs Mi-nenwerfer et mitrailleuses.









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GUERRE DE TRANCHÉES EN LORRAINE (du 25 février 1915 au 5 février 1916) 222e RI

RICARD Louis 30 ans est incorporé au 99e RI puis au 222e RI. Il trouve la mort le 2 Octobre 1915 dans la forêt de PARROY près de Lunéville Meurthe et Moselle


     "le régiment occupe successivement divers secteurs en Lorraine : Forêt de PARROY, Etang de PARROY-BURKS, BATHELEMEONT, dans chacun de ces secteurs, le régiment a montré beaucoup d’activité soit en créant des obstacles défensifs, soit en harcelant l’ennemi par de nombreuses reconnaissances et patrouilles.
    Le 17 juillet 1915, le 222ème régiment d’infanterie relève le 223e régiment d’infanterie dans le secteur de VEHO, pendant l’occupation de ce secteur, le régiment a eu à supporter de violents bombardements et à repousser plusieurs attaques et ceci dans un terrain complètement bouleversé et sans abri ; malgré cela jamais l’ennemi n’a pu aborder nos lignes, chaque fois qu’il a attaqué, il a été repoussé avec de grosses pertes ; par contre, nos reconnaissances ont pénétré à maintes reprises dans les lignes ennemies, notamment dans le bois REMABOIS.

   De nouveau, le régiment va prendre les avant-postes dans la forêts de PARROY. Pendant ce séjour (1er septembre-15 novembre) le 222ème régiment d’infanterie a avancé la ligne des Petits Postes d’environ 1500 mètres sur tout le front du régiment ; cette avance a donné lieu à de nombreux combats de patrouilles où les nôtres ont fait preuve de beaucoup d’initiative.
"grandeguerre@chtimiste.com"






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