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Délibération du Conseil Municipal de Montceau

- Convocation -
   L'an mille neuf cent douze et le 26 août, le Conseil Municipal de Montceau, a été dûment convoqué par le M. le Maire, à se réunir à nouveau pour la tenue de la session d'août, le mercredi 28 août à 7h 1/2 du soir.
Le Maire
L. COTTIN

En vertu de la loi du 22 août 1905, M. le Maire invite le Conseil Municipal à désigner un ou plusieurs emplacements dans la commune de Montceau comme atelier public de distillation.
Le Conseil après avoir délibéré :
Considérant l'écartement de la commune de Montceau qui se trouve divisée en quatre hameaux principaux assez éloignés les uns des autres et que pour ces motifs, il y aurait lieu de soumettre à l'administration des contributions indirectes les quatre emplacements suivants :
  1. au village : - dans la cour de M. de la Bâtie.
  2. à St Pierre : - Dans la cour de M. Brun Constant.
  3. à Chanas :  - Dans la cour de M. Million Jean.
  4. à Chatonnay :  - Sur la voie publique à côté de la fontaine
Ainsi fait et délibéré à Montceau, les jours, mois et an que dessus et ont signé tous les membres présents.

Signatures : Cottin Maire, Blanchin adjoint, Parent, Milliat, Flandrin, Richard, Brun, Annequin 
 
 
Ce n'est pas le bouilleur de cru qui fabrique l'eau de vie !

     Le bouilleur de cru est la personne qui apporte le marc de raisin qui servira à fabriquer l'alcool. A Montceau presque toutes les  familles paysannes avaient quelques "tires" de vignes et aux premiers froids de l'hiver se rendaient à l'atelier public de distillation. Certains paysans apportaient aussi des fruits fermentés.

     Le privilège de bouilleur de cru remonte à Napoléon qui accorda un privilège d'exonération de taxes pour la distillation de 10 litres d'alcool pur.
Ce privilège fut héréditaire jusqu'en 1960, où, pour tenter de limiter le fléau de l'alcoolisme dans les campagnes mais aussi sous la pression des lobbies de grands importateurs d'alcool fort ou producteurs français, le législateur en interdit la transmission entre générations ; seul le conjoint survivant pouvait en user jusqu'à sa propre mort, mais plus aucun descendant.

Le distillateur ambulant, passe de village en village avec son alambic pour distiller le marc (ou les fruits) apportés par les bouilleurs de cru.


Y a t'il encore des "anciens" qui se souviennent de l'alambic à Montceau ?

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
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