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D'après Pierre Mignard, portrait de Claudine Françoise Mignot dite Marie Mignot, (1624-1711) aventurière française

Emmanuel Rivoire de la Batie écrit :

"Ces notes prises à la hate et au jour le jour, pourront servir plus tard à reconstituer l'histoire du pays"
 

1652    
Dans un vieux registre de Bourgoin on trouve l'acte suivant dans lequel il est fait mention de Montceau.
 
     Par devant le notaire du roi au Chatelet de Paris, soussigné, étant présente, haute et puissante Dame Françoise Mignot, épouse non commune es bien, de haut et puissant Seigneur Messire François de L'Hospital, Conte de Rosnay, maréchal de France, chevalier de l'ordre du roi, Conseiller en ses Conseils, et sa cour de Parlement, seul lieutenant général pour sa majesté en ses provinces de Champagne et Brie, gouverneur de la ville de Paris, ministre d'état du dit Seigneur maréchal,
     pour ce présent, dûment et suffisamment autorisé à l'effet des présentes, demeurant en leur hostel, rue Neuve des Tofies Montmartre paroisse de Ste Eustache, la dite Dame auparavant veuve de feu Messire Pierre de Portes, aussi conseiller du roi en ses conseils trésorier général du pays du Dauphiné ; la dite Dame donne à titre de bail à ferme, pendant huit ans, aux sieurs Rouvet et De la Croix, de Bourgoin représentés par le sieur Jacques Mirallion, les maisons , près, bois, vignes et héritages à elle appartenant, situés au lieu de Bourgoin et Ruy avec l'étang de Vernieu acquit par le dit feu Sieur De Portes, situé au lieu de Montceau. Ce bail fut passé le prix annuel de 1500 livres tournois.

 
 
     Claudine Mignot, que les Dauphinois appelaient la bella Lhauda, ou plutôt la bella Liauda, et qui avait une destinée si surprenante et si romanesque était fille d'une marchande d'herbe de Bachu près de Mélan (Meylan), dans la vallée du Graisivaudan (Grésivaudan).
Cette jeune fille douée d'une beauté extraordinaire avait inspiré une vive passion à un secrétaire de M De La Porte d' Amblérieux, qui la demanda en mariage et fut agréé.
     Quelques jours avant son mariage, se trouvant avec son amant, la belle Lhauda laissa échapper un de ces bruits qui choquent à la fois l'odorat, l'oreille et la bienséance. Le secrétaire indigné rompit toutes relations avec elle.
 
Claudine Mignot sera fiancée à 15 ans à Louis Besson, secrétaire de Pierre des Portes d'Amblérieux !

D'après Claude Muller dans "101 personnages du Graisivaudan", Claudine est fille d'une modeste lingère de la Grande-rue à Grenoble...
"Fille d'une herbière du Bachet", selon un des Mémoires touchant la vie de Marie de Rabutin-Chantal, par le baron Walckenaer.
Bref... c'était une fille du peuple !


 
  
     Mais bientôt vaincu par son amour il renoua de nouvelles relations et la présenta comme sa fiancée à M. d'Amblérieux son protecteur.
M De La Porte d'Amblérieux, la vit, l'aima, éloigna son secrétaire sous prétexte d'affaires importantes à traiter à Grenoble, et pendant son absence, épousa Claudine.
M De La Porte brouillé avec sa famille après ce mariage institua son épouse sa légatrice universelle.
 
De là procès avec la famille, Mme De La Porte vient à Paris réclamer la protection du maréchal de l' Hospital auquel elle était recommandée. Le maréchal la vit et devint éperdument amoureux et l'épousa.

 
   Le testament ayant été attaqué par sa belle famille, madame des Portes, pour se défendre, amène l'affaire à Paris, où elle fait la connaissance, dans les allées de la Cour, du maréchal François de l'Hospital, ancien adjoint du grand Condé lors de la victoire de Rocroi le 18 mai 1843, gouverneur de Paris et brillant guerrier.
Le remariage est promptement décidé.
 

    Le maréchal, de quarante et un ans plus âgé que sa jeune épousée, devient alors la risée des chansonniers.
"je vois Vénus à l'Hospital et Mars à ses pieds qui repose."
Le 16 mai 1654, la maréchale donne naissance à un fils. Ce qui lui vaut, en retour et en cadeau de son mari, le plus somptueux collier de perles qui ait été porté en France.
Associée à tous les honneurs faits à son glorieux époux, Françoise intrigue avec bonheur en se rapprochant de Colbert, ancien intendant de Mazarin et alors en disgrâce.
C'est ainsi qu'elle participe de très près, avec son tendre ami Omer Talon, avocat général au parlement de Paris, à la mise au point du "complot" qui vise à écarter des affaires le surintendant Fouquet.
 
   
    A la mort du maréchal, elle fit la connaissance de Jean II Casimir Vasa ancien roi de Pologne qui vivait à Paris. Le roi l'aima dès qu'il la vit et l'épousa bientôt après.
 


 
 Exilée de la Cour et à nouveau veuve en 1660, elle convole pour la troisième fois, le 14 décembre 1672, avec Jean-Casimir Wasa, ancien roi de Pologne, qui la laissera veuve quelques mois plus tard.
 
   Le petit château qui se trouve près de l'église de Ruy avait été légué à Claudine Mignot par son premier mari M De La Porte.

 


 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
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